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La Chaire Media & Entertainment devient la Chaire Media & Digital

publié le 19 juin 2016 à 15:06 par Alexandre Landeau   [ mis à jour : 19 juin 2016 à 15:28 ]

Depuis plus de 10 ans, l’Essec prépare au sein de la Chaire Media & Entertainment de futurs managers des industries des médias, de l’information, la culture et la communication. Accompagnée par des partenaires fidèles dont les secteurs et métiers ont été parmi les premiers à se transformer sous l’impact du numérique, la Chaire a suivi ces évolutions de très longue date.

Ainsi depuis quelques années, la dimension digitale est au cœur du recrutement de la Chaire, de son cursus, sa recherche, ses préoccupations.

​​C’est tout naturellement que la Chaire a ainsi été dès l’origine activement mobilisée et impliquée dans le Centre d’Excellence Digital Business, son périmètre de référence. C’est tout aussi naturellement, pour acter de cette transformation d’ores et déjà opérée, comprise des étudiants, appuyée par ses partenaires et soutenue par ses alumnis, que la chaire affirmera désormais cette spécificité dans son intitulé, en devenant la Chaire Essec Media & Digital.

L’ensemble des opérations de communication va être décliné dans les semaines qui viennent afin que cette évolution soit connue de tous et relayée dans notre communauté et plus largement dans l’ensemble des secteurs que rejoignent avec succès les jeunes diplomés de la Chaire.


L’autoproduction, aubaine ou fardeau pour les artistes ?

publié le 25 mai 2016 à 15:00 par Alexandre Landeau

(Contribution au forum d'Avignon par Joy Habib, membre de la promotion 2016 de la Chaire)

Les créatifs de tout poil avaient beaucoup à espérer de l’ère digitale. En démocratisant à l’extrême la production et la diffusion des œuvres, Internet promettait aux aspirants artistes la possibilité d’atteindre leurs publics sans devoir se faufiler à travers les mailles du filet degatekeepers de plus en plus frileux. La disparition de l’intermédiation professionnelle dans le domaine de la culture et l’effondrement des barrières à l’entrée sur le marché de la créativité a été annoncée comme une révolution majeure : dans un article de 2015, William Deresiewicz, journaliste et auteur américain, prophétisait la mort de l’artiste et l’avènement de l’entrepreneur créatif. Pour Deresiewicz, la figure de l’artiste comme génie solitaire et reclus qui délègue aux autres la gestion prosaïque de ses affaires est une chose du passé. L’artiste aujourd’hui se double d’un entrepreneur, et, gestionnaire redoutable, il doit, pour réussir à saisir les opportunités que le XXIème siècle lui offre, prendre en charge tous les aspects de son « business » : de la création au budget.

Eliz Murad, chanteuse et bassiste du groupe de rock alternatif autoproduit Teleferik, en sait quelque chose. Je lui demande une interview à travers sa page Facebook. La réponse ne se fait pas attendre : Eliz connaît l’importance de l’hyperréactivité et met un point d’honneur à rester abordable, que ce soit après ses concerts ou sur les réseaux sociaux : « C’est quelque chose que le fait d’être autoproduits nous a appris. On doit communiquer continuellement avec les gens qui nous écoutent. Quand je vais sur les pages de groupes produits, ils postent beaucoup moins souvent que nous, une fois par semaine maximum, alors que nous on fait ça de manière beaucoup plus intensive ».

Eliz, qui a fait appel à une campagne de financement participatif sur la plateforme Indigogo pour produire le premier album de Teleferik, Lune Electric, reconnaît que le public joue le premier rôle dans l’histoire de son groupe : «  C’est particulièrement vrai pour un groupe autoproduit, et d’autant plus que nous, nous sommes un groupe de live ! ».

À en croire les performances électrisantes d’Eliz et du guitariste Arno, Teleferik est bien un groupe de live, mais aussi un groupe à la culture résolument digitale:

« Il y a quelques décennies, tout cela aurait été totalement impossible ! Dans un documentaire sur les débuts des Beatles, leur premier producteur, George Martin, explique avoir très vite embauché une secrétaire pour répondre aux courriers de fans, contacter les journalistes… La secrétaire aujourd’hui, c’est Facebook. Pour la distribution de nos EP, nous avons utilisé la plateforme Zimbalam, qui met en ligne nos MP3 sur les principales plateformes de streaming et de téléchargement. Pour notre album, une maison de disque s’est chargée de la distribution, mais nous a totalement lâchés pour la promotion: nous avons dû tout faire nous-mêmes, nous sommes nos propres attachés de presse ! »

On ne s’improvise pourtant pas manageur, attaché de presse et bookeur du jour au lendemain : « C’est un long apprentissage, à force d’erreurs et de fausses routes. Au fil des EP, on a compris l’importance des release party, puis de la promotion en amont… On apprend graduellement les rouages. »

Si je suis impressionnée par l’énergie avec laquelle Eliz et Arno gèrent à bout-de-bras la promotion de leur groupe, je m’interroge sur le temps que cela laisse au travail artistique. Eliz avoue passer le plus clair de son temps à faire du mailing et du démarchage : « Il faut sans cesse contacter les radios, la presse, les salles de concert, puis les relancer... Ça ne me laisse pas le temps de travailler sur le deuxième album ».

Difficile donc de croire totalement à la solution miracle que serait la disparition des intermédiaires si les activités de gestion, trop chronophages, empiètent sur le travail artistique… Si l’on imagine mal une touche-à-tout comme Eliz confier naïvement les rennes de son groupe à un producteur, l’aide d’un bookeur ou d’un attaché de presse seraient les bienvenus.

De manière générale, si l’on applaudit la démocratisation que permet le digital dans le domaine culturel, la disparition des barrières à l’entrée simplifie et banalise un travail de création pourtant laborieux et ardu. Nous avons l’impression qu’instantanément, et sans beaucoup d’effort, nous pourrions tous devenir écrivains, photographes ou musiciens. Cela relègue la création artistique au rang de loisir, et menace l’expérimentation esthétique. « C’est particulièrement vrai pour la musique électronique, que j’apprécie beaucoup, conclut Eliz. Grâce aux nombreux logiciels faciles d’utilisation, on peut s’improviser DJ en quelques clicks alors que c’est un travail complexe ! Musicalement, le résultat est souvent indigeste. »

A propos de Joy Habib

Joy Habib est étudiante à l'ESSEC et membre de la chaire Média et Digital. Elle s'intéresse aux évolutions des modes de consommation et de production des contenus culturels à l'ère du digital. Passionnée d'écriture, elle publie sa première nouvelle aux éditions Buchet-Chastel en mars 2016.

Quand le public se fait mécène

publié le 25 mai 2016 à 14:59 par Alexandre Landeau

(Contribution au forum d'Avignon par Emma Granier, membre de la promotion 2016 de la Chaire)

Quel est le point commun entre les Fatals Picards, le YouTubeur Usul et le Musée d’Orsay ? Ils ont créé une campagne de financement participatif en ligne au cours des derniers mois. Faire appel à son réseau pour financer ses créations et pallier ainsi à la diminution des subventions traditionnelles, publiques ou privées, est un modèle qui a le vent en poupe.

Même si certains artistes ont encore du mal à faire ce pas vers leur public, d’autres n’hésitent pas à créer un lien avec leurs fans et s’adressent directement à eux. « Nous avons l'ambition de sortir un huitième album studio en septembre prochain, écrivent les Fatals Picards sur la plateforme Ulule. Un album qui ne pourra pas se faire sans vous. Aussi, aujourd'hui, nous vous invitons à rejoindre notre équipe ! » Une invitation bien attrayante pour les fans qui ont ainsi l’opportunité de s’impliquer dans un projet qui leur tient à cœur. En contrepartie, les artistes offrent des titres en exclusivité, des séances de dédicaces, des places de concert, etc. Une sorte de campagne marketing prospective pour une œuvre qui est encore à créer.

Si cela marche pour les Fatals Picards ou pour le Musée d’Orsay c’est qu’ils possèdent d’ores-et-déjà une communauté de fans investis et actifs pour relayer leur message. Avoir un réseau est donc une condition nécessaire mais pas suffisante au succès d’une campagne dont le but est de toucher le grand public, le crowd de la désignation anglophone, crowdfunding. Mais alors, comment se fait-on financer par les foules quand on n’a pas le réseau de ces rockeurs français ou des musées parisiens ?

Comme l’explique Mathieu Maire Du Poset, Directeur Général Adjoint d’Ulule, la plateforme va fonctionner comme un réceptacle, une caisse de résonance. C’est ensuite aux créateurs, auxmakers, de relayer leur campagne pour qu’elle atteigne trois niveaux de diffusion : les proches, le réseau de ces proches et enfin le grand public. Les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans le passage d’un niveau à l’autre en donnant facilement de la visibilité aux projets. Ultime étape de ces vases communicants, l’accès à la foule garantit le succès de la campagne. L’effet boule de neige permet à certains projets d’exploser les jauges et de recevoir plus de 500% du budget initialement attendu. 

Idéalement, le financement participatif permettrait aux artistes de se dégager des contraintes traditionnelles des prêts bancaires et des annonceurs. Aujourd’hui, il constitue encore un apport financier complémentaire et très rares sont les artistes dont la seule source de rémunération est issue de l’économie collaborative.

Le YouTubeur Usul fait partie de ces oiseaux aussi rares que chanceux. En optant pour la plateforme Tipeee, Usul a choisi un modèle un peu différent. Le business model de Tipeee est basé sur la rétribution directe ou pourboire (tip). Le réseau ne vient plus subventionner un projet à venir mais une œuvre déjà réalisée et accessible. Ainsi, le public d’Usul rémunère la série Nos Chers Contemporains avec des pourboires ponctuels ou récurrents.

Tipeee a généré 700 000€ de dons depuis sa création en décembre 2013 et 67% de ces dons sont récurrents. Créant la possibilité de rémunérer mensuellement les artistes pour des contenus déjà accessibles en ligne, Tipeee change la donne. La proportion de dons réguliers traduit un désir d’implication du public dans sa consommation de produits culturels.

Loin des systèmes de rémunération classiques où la répartition des revenus entre les différents ayants-droits est souvent obscure, l’économie collaborative permet d’établir un lien direct et transparent entre l’artiste et son public. Et la beauté du geste, c’est que la participation aux projets n’est pas seulement financière, elle devient très vite émotionnelle. Il y a une certaine fierté à passer devant l’Atelier du peintre de Courbet au Musée d’Orsay lorsqu’on a financé sa restauration. Le public se fait acteur du devenir de l’œuvre.

A propos d'Emma Granier

Diplômée d’un Master en Médiation culturelle à la Sorbonne Nouvelle, Emma est actuellement en Master à l’ESSEC et membre de la Chaire Média et Digital. Elle a travaillé sur les liens qu’entretient la musique avec les contenus audiovisuels : cinéma et jeux vidéo. Après avoir collaboré avec le Festival de Radio France à Montpellier, la Cité de la Musique et l’Alliance Française, elle s’intéresse désormais aux nouveaux moyens de financement et de développement des entreprises culturelles.

Alternance Société Générale : Chargé de Publicité & Média

publié le 25 mai 2016 à 14:20 par Alexandre Landeau   [ mis à jour le·25 mai 2016 à 16:09 par Dorian Perron ]


Localisation :

La Défense

Date prévue de prise de poste :

01/09/2016 au 31/08/2017

Type de contrat :

Alternance

Durée du contrat :

1 AN

Rythme de l’alternance

IDEALEMENT 4 JOURS EN ENTREPRISE - 1 JOURNEE A L’ECOLE

Missions et responsabilités principales :

Participation aux missions suivantes :

Développement des campagnes de communication publicitaire du Groupe
Société Générale sur les aspects créatifs et média : réalisation des briefs / suivi du projet dont budget / production des éléments de communication offline-online (créations et plans média) / analyse des performances des campagnes

Pilotage et suivi de différents projets mis en place par le département Marque (hors publicité)

Suivi de la relation quotidienne avec les agences publicitaires du Groupe (Fred &Farid et Carat)

Conseil des différentes entités du Groupe sur des sujets de communication publicitaire en assurant le respect de la charte graphique du Groupe

Information des principaux acteurs de la filière communication sur les différents projets en cours

Veille concurrence

PROFIL RECHERCHE

Niveau d'études :

Bac +5 (Master 2 ou Ecole de Commerce)

Domaine de formation :

Communication

Expérience souhaitée :

Bac + 5 en école de commerce ou université avec une spécialisation en marketing ou communication

Niveau d’anglais opérationnel
Idéalement avec une première mission en communication chez l’annonceur ou en agence de publicité

Anglais :

Courant. Echanges réguliers avec nos filiales a l’étranger.

Informatique/Bureautique :

Bon niveau. Gestion de projet qui nécessite la maitrise des outils bureautiques.

Contact Société Générale :

Catherine Aper
Responsable Publicité – Société Générale 01 42 14 59 57
catherine.aper@socgen.com

Stage Société Générale : CHARGÉ(E) DE PUBLICITE ET MEDIA

publié le 25 mai 2016 à 13:58 par Alexandre Landeau   [ mis à jour le·25 mai 2016 à 16:10 par Dorian Perron ]


Votre environnement

Au sein du groupe Société Générale, vous rejoindrez la Direction de la Communication qui définit, met en œuvre, évalue les stratégies d'information, de marques et d'opinion du groupe Société Générale, assure la cohérence de cette politique et veille au respect de celle-ci. Elle anime, coordonne, et promeut les diverses actions qui participent au développement de l'image et de la notoriété du Groupe en s'appuyant sur toutes les techniques et tous les moyens de communication.

Votre rôle

A ce titre et en collaboration avec votre maître d’apprentissage (ou tuteur) qui assurera votre formation, vous participez aux missions suivantes :

  • Développement des campagnes de communication publicitaire du Groupe Société Générale sur les aspects créatifs et média :
    • Réalisation des briefs ;
    • Suivi du projet dont budget ;
    • Production des éléments de communication offline-online (créations et plans média) ;
    • Analyse des performances des campagnes.
  • Pilotage et suivi de différents projets mis en place par le département Marque (hors publicité).
  • Suivi de la relation quotidienne avec les agences publicitaires du Groupe (Fred &Farid et Carat).
  • Conseil des différentes entités du Groupe sur des sujets de communication publicitaire en assurant le respect de la charte graphique du Groupe.
  • Information des principaux acteurs de la filière communication sur les différents projets en cours.
  • Veille concurrentielle.

Prenez votre place dans LA banque relationnelle, engagée pour ses clients et ses collaborateurs !

Votre profil

Vous allez préparer un Bac+5 en alternance avec une spécialité en Marketing/Publicité/Médias.
Votre niveau d’anglais est opérationnel.
Par ailleurs, vous maîtrisez le Pack Office et avez idéalement une première expérience en agence de publicité.

Merci d’accompagner votre CV de votre planning de formation.

Et si c’était vous ?

Postulez dès maintenant sur https://careers.societegenerale.com/offres-d-emploi/Alternance----Charg%C3%A9- de-Publicit%C3%A9-et-M%C3%A9dia-H-F-160006NR-fr !

Si votre candidature est sélectionnée, vous serez directement contacté par un opérationnel pour un entretien de motivation.

Durée de l’alternance : 12 mois
Alternance basée à : Paris La Défense
Gratification selon grilles de rémunération Société Générale

Pour la 3ème année consécutive, Société Générale a reçu le label « Top Employer France » pour sa politique de Ressources Humaines.

Tous nos postes sont ouverts aux personnes en situation de handicap. 

Stage Société Générale : COMMUNICATION EXTERNE ET DIGITALE RH H/F

publié le 25 mai 2016 à 13:53 par Alexandre Landeau   [ mis à jour le·25 mai 2016 à 16:11 par Dorian Perron ]


Votre environnement

Au sein du groupe Société Générale, vous rejoindrez la Direction de la Communication qui définit, met en œuvre, évalue les stratégies d'information, de marques et d'opinion du groupe Société Générale, assure la cohérence de cette politique et veille au respect de celle-ci. Elle anime, coordonne, et promeut les diverses actions qui participent au développement de l'image et de la notoriété du Groupe en s'appuyant sur toutes les techniques et tous les moyens de communication.

Vous intègrerez spécifiquement l'équipe qui bâtit et met en œuvre la stratégie de la Direction des Ressources Humaines en matière de présence sur les réseaux sociaux, les projets digitaux et les campagnes et le site de recrutement.

 

Votre rôle

A ce titre et en collaboration avec votre maître de stage qui assurera votre formation, vous participez aux missions suivantes :

Vous assisterez l'équipe sur l'ensemble des activités communication dont elle a la charge : campagnes de recrutement, réseaux sociaux, projets de marque employeur, publicité, rédactionnel.

-        Mise en œuvre des campagnes de communication digitale- Gestion de l’ensemble des outils de communication (plaquettes, insertions publicitaires…)

-        Animation et  gestion de contenus des réseaux sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn,…)

-        Veille, e-réputation sur les espaces de présence RH

-        Benchmark concurrence (sites de recrutements, présence et actions sur les réseaux sociaux)

Pour toutes ces missions, vous serez amené(e) à travailler en lien avec l’équipe des projets digitaux du département, les équipes du recrutement et les équipes de communication Corporate du Groupe.

Prenez votre place dans LA banque relationnelle, engagée pour ses clients et ses collaborateurs !


Votre profil

Vous êtes étudiant de niveau Bac+4/5 en Ecole d’Ingénieur, de Commerce ou Université avec une spécialité en Communication/Marketing.

Votre niveau d’anglais est Courant.

Par ailleurs, vous maîtrisez le Pack Office et de Photoshop.

Vous êtes actif(ve) sur les réseaux sociaux et disposez d’une véritable appétence pour le digital.


Et si c’était vous ?

Postulez sur careers.societegenerale.com (Référence de l’offre : 160002VU)

Si votre candidature est sélectionnée, vous serez directement contacté par un opérationnel pour un entretien de motivation. 

Durée du stage : 6 mois

Début envisagé du stage : 27 juin 2016

Stage basé à Paris - La Défense

Gratification selon grilles de rémunération Société Générale


Pour la 3ème année consécutive, Société Générale a reçu le label « Top Employer France » pour sa politique de Ressources Humaines.

 

Tous nos postes sont ouverts aux personnes en situation de handicap. 


Stage Société Générale : ANALYSTE CREDIT

publié le 25 mai 2016 à 13:41 par Alexandre Landeau   [ mis à jour le·25 mai 2016 à 16:12 par Dorian Perron ]


Votre environnement

Au sein de la Banque d’Investissement du groupe Société Générale, la Direction « Corporate & Institutions » recherche un stagiaire pour épauler les analystes crédit en charge des grands comptes sur les secteurs Média, Télécom Technologie, Aérospace et Défense en Europe.

Durée du stage : 6 mois (juin-décembre)

Début envisagé du stage : juin 2016

Lieu du stage : Paris - La Défense


Votre rôle

§  Réalisation d’études de risque de contrepartie sur les clients du portefeuille, au niveau du groupe et/ou des filiales, comprenant notamment des analyses financières, sectorielles et concurrentielles.

§  Traitement des propositions de crédit en relation avec les lignes métiers du groupe, les agences françaises et implantations étrangères, les responsables commerciaux de la banque d’investissement ainsi que la direction des risques,

§  Utilisation des systèmes d’informations (notations de contreparties, prise et suivi des d’engagements, etc.),

§  Synthèse des informations concernant les groupes clients, leurs concurrents et leur secteur d’activité.

  

Votre profil

Formation : Ecole de Commerce (2ème / 3ème année) ou Master 1/2 en finance

Vos compétences :

§  Connaissances en analyse financière.

§  Rigueur, capacité d’initiative et d’adaptation.

§  Autonomie et esprit d’équipe.

§  Maîtrise des outils informatiques (notamment Excel et Word).

§  Français et Anglais courant

 

Et si c’était vous ?

Veuillez adresser vos CV et lettre de motivation sous objet « offre de stage analyse crédit », aux adresses suivantes :

-        Pierre Baud : pierre.baud@sgcib.com*

-        Aurore Taillefer : aurore.taillefer@sgcib.com


Pour la 3ème année consécutive, Société Générale a reçu le label « Top Employer France » pour sa politique de Ressources Humaines et sa capacité à développer les talents à tous les niveaux de l'organisation.

Tous nos postes sont ouverts aux personnes en situation de handicap. 


Edito : S'inspirer de la Silifornie pour un monde meilleur ?

publié le 25 mai 2016 à 11:19 par Alexandre Landeau


Le privilège de préparer et accompagner une promotion d'étudiants en learning expédition en Californie, c'est de regarder ce qu'ils regardent, de regarder comment ils regardent, de les regarder regarder.

Dans la Silicon Valley, les grandes tendances sont assez visibles :

- le retour des corporations dans la ville de San Francisco en lieu et place de la baie, du millionnaire Peter Thiel à Criteo en passant par Twitter,
- le ralentissement des investissements inconsidérés sur la base d'un simple executive summary (même s'il continue d'être possible de lever des centaines de milliers de dollars en quelques semaines),

- la structuration des étapes de financement et d'accompagnement des start-up, des incubateurs aux accélérateurs pour toutes les tailles d’entreprises, comme nous l'expliquent les dirigeants d'Orange Silicon Valley
- l'excellence comme mantra, posture unanimement partagée,

- le tout sur fond d'histoires d'amours et désamours d'associés millionarisés.

La génération Steve Jobs laisse la place à celle d'Elon Musk, la planète n'est plus le territoire de référence, les nouveaux eldorados sont désormais le cloud (jetez un œil aux annonces de Samsung dont notre hôte Français Luc Julia pilote l'innovation en Californie) et l'espace, comme en témoignent Made in Space et ses imprimantes 3D pour les stations spatiales ainsi que les dizaines de jeunes pousses actives sur l'ancien terrain réservé des seuls États.

Dans un mouvement d'expansion décomplexé, la Vallée investi tous les sujets de société. La technologie n'est pas un accomplissement, le Silicon n'est plus qu'un ingrédient d'une recette destinée à transformer l'existant : territoire, automobile (remarquable crowdsourcing réussi pour le prochain modèle Tesla, Google cars qui se promènent dans la vallée) santé, alimentation, éducation (quand des profs de Stanford créent Coursera), tous les grands thèmes sont investis.

Pendant ce temps, Los Angeles, plus latine et lascive, cultive de petites pousses technologiques. Sans crier gare, la ville géante ouvre sur son vaste territoire une Silicon Beach destinée aux grandes marques de l'Internet (Google, Facebook y sont bien arrivées et sy étendent progressivement) comme aux jeunes entrepreneurs (dont les entreprises françaises qu'accueille désormais l'équipe de Laurent Ruben et son French Accelerator) qui viennent goûter aux charmes d'un rythme et d'un climat plus doux et pour une partie d'entre eux, rapprocher les contenus et la technologie. Et quand la technologie et les contenus convergent, Netflix s'installe pour produire directement séries et films à Los Angeles.

Dans cette partie du monde, le discours des entrepreneurs est bien rodé : améliorer le monde. Beaucoup plus crédible, l'envie de réussir est partout, de Berkeley à Venice Beach, dévorante et chevillée aux tripes de ces passionnés que les échecs revigorent et que les succès inspirent.
On a bien envie d'y croire car se dégagent de nos rencontres quelques valeurs, pas toujours nommées et pourtant partagées. Et c'est peut-être là que se trouvent les graines pour faire pousser un autre monde.

L'observation attentive des signaux met en lumière ce mélange particulier de spécificités de la culture américaine et de la culture digitale. Des postures et des valeurs à disséminer au plus vite, que les Millénials , et c'est un excellent signe, semblent partager au-delà des frontières:

- d'abord que l'échec possède des vertus formidables qui peuvent en faire un atout, qu'il permet de faire l'expérience de la résilience, qu'on a le droit de se tromper, et même celui de ne pas être parfait,

- que s'attarder, regarder de côté, poser un regard curieux sur des terrains étrangers (tels la physiologie du chat, mes compagnons de voyage comprendront) peut nous amener sur le bon chemin, qu'on peut parier sur la sérendipité et que c'est une voie pour sortir des impasses

- que les frontières se sont floutées et les modèles renversés, les champions apparaissent sur des territoires qu'ils disruptent sans en être (Uber ne possède pas un seul taxi, Airbnb aucune chambre...) les projets doivent être pensés globaux pour prendre le monde pour échelle au risque de donner naissance à des poneycorns, versions doudou miniatures des licornes (tribute to Carlos Diaz)

- et enfin, et c'est la un sacré atout pour sortir des silos et du communautarisme, que faire ensemble et valoriser la différence pourrait bien être la clé des vraies innovations.
Dans les institutions académiques, l'étincelle de la transdisciplinarité scintille de plus en plus. À San Francisco, comme à Los Angeles, terre des studios de cinéma et des labels de musique qui accueillent désormais la technologie comme un allié, nous avons vu et entendu l'interdisciplinarité s'incarner dans des équipes mixtes, des compétences qui se partagent, des différences qui s'apprécient par leur mélange. Demandez aux entrepreneurs comme aux historiques, la mixité, la collaboration, l'échange sont devenus des règles de conduite essentielles pour piloter les organisations.

Peut-être bien que ces valeurs pourraient faire un meilleur monde.
Il y a pourtant au moins un mais, que San Francisco ne semble pas avoir mis dans ses priorités, c'est d'embarquer tout le monde et de s'occuper de ceux qui n'auront pas les talents et la chance poursuivre le rythme. Dans les rues de la ville effervescente vit, ou plutôt survit, une fourmilière peuplée de sans-abris à demi ou tout à fait fous, intensément désaxés, effrayants ou déchirants, dans un mélange permanent avec une population active trop occupée pour les regarder.
Réussir vraiment et changer le monde, ne serait-ce pas de mettre toute cette intelligence, ces énergies tenaces, cette ingéniosité, au service de tous et des plus fragiles ?
Moi c'est la générosité et la brillance de ces jeunes étudiants que j'ai la chance d'accompagner un bout de chemin, brillants dans leurs fulgurances, brillants dans leurs envies et par-dessus tout brillants dans leurs regards, qui me laisse croire à un monde meilleur pour demain. 

Judith Andrès

Interview de Octave Bory-Bert, CEO de Melusyn

publié le 3 mai 2016 à 02:01 par Alexandre Landeau   [ mis à jour le·25 mai 2016 à 15:45 par Dorian Perron ]


Bonjour Octave, pouvez-vous nous expliquer en quelques mots ce que fait Melusyn ?

Alors chez Melusyn, nous avons mis au point un logiciel en ligne (Saas) de gestion de projet pour la production cinématographique et la télévision. Le logiciel s’intéresse aux soucis de production, souvent complexes, s’attachant à la production et réalisation de publicités (à l’étranger notamment), de films et de séries.

Les fonctionnalités du logiciel – dont le nom est devenu définitivement Setkeeper - intègrent gestion de régie, production, échange de documents (scénarios) de façon sécurisée, feuilles de services etc.

Comment l’idée vous est venue ?

Alexandre Péron et moi sommes deux anciens élèves de la chaire média & entertainment de l’ESSEC. Nous étions donc déjà très intéressés par les problématiques touchant au secteur de l’audiovisuel.

L’idée de Melusyn est venue d’un constat de base : il n’existait pas de logiciel de gestion de projet dans cette verticale. Il en existait pour la composition musicale, pour d’autres industries, mais pas dans l’audiovisuel. Notre idée était donc d’apporter une expertise technologique et une connaissance du monde du numérique/digital sur une verticale métier audiovisuel.

Nous avons travaillé pendant de nombreux mois au contact direct de professionnels du monde de cinéma (réalisateurs, producteurs, décorateurs, costumiers…) afin de préciser le besoin et de définir une offre pertinente.

Pouvez-vous nous citer quelques exemples de projets qui ont utilisé le logiciel mis au point par Melusyn ?

Tout simplement la dernière Palme d’or : Dheephan de Jacques Audiard, dont la production a utilisé notre produit ! Nous en sommes très fiers. Maintenant on pourra dire que Melusyn fait des palmes d’or [rires]. Cela nous a permis un véritable boom de visibilité, très salutaire pour convertir de nouveaux clients B2B, notamment internationaux.

Justement, dites-nous en un peu plus à propos des clients auxquels vous vous adressez. Quel est votre business model ?

Alors, nous concédons des licences à l’année (formule plus personnalisée) ou au projet (formule sans frais d’entrée), le tout en ligne, pour des montants autour de plusieurs milliers d’euros. Le processus d’inscription est désormais industrialisé et les offres calibrées, mais nous faisons parfois des ajustements en fonction des besoins.

Melusyn vient de lever 580.000 € auprès du fonds Capdecisif Management et de business angels. Félicitations ! Quelles sont les prochaines étapes ? Quels développement sont prévus avec les fonds récoltés ?

Notre priorité est l’embauche de commerciaux et de développeurs pour travailler de plus en plus avec des grands comptes en France et à l’international (Belgique, Europe de l’Est, Maroc etc.) Nous souhaitons également pouvoir financer le développement de nouvelles fonctionnalités.

Vous envisagez de diversifier les usages du logiciel vers d’autres secteurs que la production cinématographique ?

Pour l’instant non. On reste sur notre verticale que l’on maîtrise bien. Mais celui-ci emprunte la logique de la gestion de projet, donc diversifier peut être un relais de croissance dans les prochaines années !

Pensez-vous qu’il est difficile aujourd’hui de lever des fonds quand on est une start-up du secteur des médias – entendu au sens large : musique, cinéma, pure média etc. - ?

Je pense qu’il ne faut pas voir ça comme quelque chose de sectoriel. Je pense que certains organismes ont justement tort de se présenter comme hébergeant des entreprises uniquement dans un secteur.

Ce qui compte – et ce qui a compté pour nous -, c’est d’avoir eu un projet au look industriel, une équipe en béton, des achievements, des partenaires… Peu importe le secteur, les best practices sont les mêmes pour lever des fonds !

Le secteur joue sur le marché, c’est sûr, notamment en ce qui concerne la taille du marché, à laquelle les investisseurs portent une attention particulière. Il est nécessaire de crédibiliser les chiffres par études etc.

Je crois qu’il faut retenir ceci : les fonds et business angels investissent sur un projet industriel avec une plus-value.

Le monde des médias a un côté sexy, sympa, peut faire rêver... mais les gens du secteur se plaignent beaucoup des manques de l’industrie. Il ne faut pas prendre les mêmes mimiques. Nous nous sommes présentés comme une entreprise de logiciels. Le fait d’être lié au secteur des médias nous simplement été une aide, mais nous nous sommes principalement montrés comme un service. D’ailleurs, les investisseurs voient vraiment Melusyn comme un logiciel, faisant des comparaisons avec un logiciel dans un autre secteur par exemple.

Est-ce que le fait que vous génériez déjà du chiffre d’affaires a aidé dans cette recherche de fonds ?

Oui c’est sûr, mais seul le temps nous le dira. Les investisseurs sont frileux, particulièrement en France. Ils ont tendance à investir toujours dans projets qui marchent un peu déjà. Cela peut poser des problèmes dans le sens où le nouveau conseil d’administration (établi post-levée) va du coup beaucoup regarder les chiffres et peut prendre des décisions contre la croissance. Aux États-Unis au contraire, de nombreux investissements ont lieu dans des projets à 0 chiffre d’affaires et sont entièrement laissées libres

Cette tendance en France fait que l’écosystème crée plutôt des entreprises petites ou moyennes que de gros mastodontes du digital. C’est aussi pour ça que notre but est de nous étendre à l’international. C’est la prochaine étape.

Quels pays exactement du coup ?

Aujourd’hui, nous couvrons toute l’Europe, France bien sûr, mais aussi Royaume-Uni, Benelux, Norvège…

Et la Chine ? Le secteur de l’audiovisuel, et notamment de la production de films, y connaît un boom gigantesque...

On y réfléchit, même si c’est compliqué de se lancer sur ce marché, il faut s’associer avec un acteur chinois… Mais c’est l’un des deux marchés possibles avec le marché américain pour lesquels nous prendrons une décision dès cette année. Pour l’instant, nous nous focalisons plutôt sur l’Europe.

Quand prévoyez-vous d’atteindre la rentabilité ?

Notre rentabilité devrait être atteinte entre 2016 et 2017 [pour rappel, Melusyn a été créé en 2013, après avoir commencé son aventure en 2012 à ESSEC Ventures].

Quel a été l’apport de ESSEC Ventures dans votre aventure ?

Ce qui est le plus important dans l’entrepreneuriat, c’est de gagner en crédibilité, à tous les niveaux (clients, investisseurs etc.) C’est un escalier où on marche petit à petit, et qu’il est essentiel de gravir.

ESSEC Ventures est la meilleure première marche à avoir. L’incubateur nous a aidés en nous accompagnant pour les fonctions supports (avocats, conseil etc.), en négociant pour nous des serveurs gratuits avec Amazon, nous avons également reçus de nombreux conseils d’alumnis de l’incubateur…

Il faut toujours chercher à être accompagné par différents partenaires, surtout quand on ne connaît rien à l’écosystème, ce qui était notre cas. Le Camping [aujourd’hui Numa Sprint] nous a également beaucoup apporté.

L’un des gros enjeux aujourd’hui pour les start-up qui se lancent, c’est de trouver son CTO. Comment avez-vous procédé ?

Effectivement, excellente question. Ce “manque” est une conséquence directe de la structure du système éducatif français qui n’offre pas de formation mixte business/développement informatique. C’est le problème n°1. Pour y remédier, avec Alexandre nous sommes allés tous les soirs à un meetup pendant trois mois. Nous étions sortis littéralement tous les soirs. Nous voulions comprendre le discours, et ce même si celui-ci était très compliqué.

Nous avons eu plusieurs échecs jusqu’à trouver la perle rare : Hugo, notre CTO depuis 3 ans. Pour trouver un CTO qui va vraiment s’investir dans votre projet, il faut entreprendre la démarche de trouver un véritable associé, et non un simple stagiaire ou freelance.

Le produit Melusyn a changé de nom pour devenir Setkeeper. Pourquoi ce changement ? Pour viser le marché anglosaxon ?

C’est exactement pour ça. L’entreprise reste Melusyn, mais le produit se retrouve différencié de la marque. Nous nous sommes rappelés nos cours de l’ESSEC sur le branding, avons travaillé avec différentes agences pour trouver un nom qui fonctionne vraiment en anglais, mais aussi sur l’iconographie. Un rebranding, relifting total !

Cette utilisation du nom et l’iconographie associées ont finalement commencé l’an dernier dans les pays anglosaxons, l’offre intégrale est désormais passée sur Setkeeper.

Vous aviez envie de travailler dans le cinéma dès le départ, d’une manière ou d’une autre ?

Notre passion dès le départ était effectivement celle d’accompagnement de médias, et en particulier dans le secteur audiovisuel. Je voyais la révolution actuelle dans les médias due au numérique, un des plus grands changements industriels qui ait eu lieu. J’ai observé ça en me disant “je veux y participer. Je ne veux pas me dire plus tard que je n’en ai pas fait partie.”

Et pourquoi le choix de l’entrepreneuriat pour assouvir cette volonté ?

J’avais envie d’être libre, d’avoir des responsabilités, de travailler en mélangeant plusieurs secteurs.

Vous avez été soutenu tout de suite par votre entourage ?

Très bonne question. C’est le problème 0, encore avant celui de trouver ton associé : être accompagné par ton entourage. Ton entourage doit avoir une certaine compréhension pour les raisons qui te poussent à mener ton projet. Nous avons eu la chance d’avoir des familles qui ont été au minimum compréhensives.

50% des articles sur Melusyn servent à faire plaisir à ma maman [nous entendons des rires venant d’autres personnes à travers le téléphone. Nous en déduisons que cela doit être vrai !]

Dernière question un peu sortie de nulle part, quel est le dernier très bon film que vous avez vu au cinéma ?

Steve Jobs de Danny Boyle. J’ai beaucoup aimé le parti pris très intéressant au niveau du script. Celui avec Ashton Kutcher était “tout pourri”, très linéaire et plat, ayant peu d’intérêt… Pour Steve Jobs, le choix de trois keynotes, dans les coulisses, avant que tout commence est excellent. Tout ceci est soutenu par une réalisation très belle, des acteurs excellents. L’approche permet un attachement au personnage et ses émotions , pour des personnes qui connaissent déjà Steve Jobs. On y voit en effet des aspects complémentaires à celui de l’entrepreneur que l’on connaît. Il y a une véritable étude du personnage à travers la relation père-fille, l’ambition, l’éducation, des thématiques très intéressantes. Je vous le conseille vivement !

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Propos recueillis par Dorian Perron, étudiant à l'ESSEC en MSc 2 et de la chaire Media & Digital (promotion 2016)

E-sport et Loi Numérique : quelles nouveautés ?

publié le 28 févr. 2016 à 10:27 par Alexandre Landeau

via Atlangames.com

Le "e-sport", ou sport électronique, est la pratique de jeux vidéo en ligne, simultanément sur internet ou en réseau. La proposition de loi dans le cadre de la "Loi Numérique" à l'étude depuis cette semaine vise à reconnaître cette pratique et son impact économique. 


Le Jeu vidéo, une pratique sportive ?

Aux origines des compétitions d’e-sport l’audience était composée principalement de 
« gamers », mais elle s’étend aujourd’hui à un public bien plus large : près de 145 millions de spectateurs réguliers sont envisagés à l’horizon 2017, et 40% d’entre eux ne sont pas des joueurs.



Bien que la pratique se soit professionnalisée partout dans le monde, avec des joueurs professionnels, des équipes, des sponsors, des commentateurs et des réseaux de diffusion comme toute autre pratique sportive, celle-ci reste très limitée en France.

La législation française actuelle n’encadre pas cette pratique et laisse un « flou » juridique sur l’e-sport en général.

Même si cela n’empêche pas l’organisation de compétitions telles que la « Electronics Sport World Cup » (ESWC – Coupe du Monde Sport Electronique) chaque année à Paris.
A l’été 2015, les professionnels français du jeu vidéo représentés par le S.E.L.L. (Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisirs) ont proposé un projet de loi portant sur la reconnaissance du sport électronique et intégré dans le projet de « Loi Numérique » portée par Axelle Lemaire.

E-sport et Loi Numérique 

Le texte examiné depuis mardi contient une disposition, proposée par l’industrie du jeu, qui vise à encadrer les compétitions de sport électronique.

Les principaux apports attendus sont : 

  • Reconnaître l’e-sport et encadrer sa pratique : « Aujourd’hui, le sport électronique est assimilé par la loi [française] à de la loterie, explique Emmanuel Martin, le délégué général du Sell. Or le jeu de haut niveau se rapproche bien plus du sport. » Ce que reconnaît le gouvernement, qui précise que les compétitions « participent à la promotion de l’esprit d’équipe, le contrôle et le dépassement de soi ».
  • Donner un statut aux joueurs professionnels, et faciliter notamment l’administration fiscale
  • Faciliter l’organisation de compétitions en France : Pour tenir sa promesse de promouvoir l’e-sport, Axelle Lemaire a d’ores et déjà annoncé que serait constituée une mission visant à « apporter une véritable reconnaissance à ces pratiques en tant que discipline et activité économique ».
Sources : 

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